La reine Anne de Bretagne
de passage
à Morlaix, a la suite d'une promesse de pèlerinage au
Folgoët afin d'obtenir la guérison de son époux Louis XII, elle entreprit un
somptueux pèlerinage en juin 1505, entourée d'un important cortège, elle est
acclamée chaleureusement par tous les Bretons sur son passage. Morlaix, se mit
en frais de la recevoir comme il se doit et lui offrit une petite nef d'or serti
de pierres précieuses et une hermine vivante apprivoisée portant un collier de
diamants.
Morlaix, une
charmante ville du
Finistère Nord, implantée entre le Léon et le Trégor à la limite des
soubassements des monts d'Arrée. Embranchement opportun pour le commerce, les
charrettes descendaient de l'intérieur des terres à la rencontre des majestueux
vaisseaux, qui venait, croisant sous les brisants du grand large, apporter leurs
cargaisons des plus diverses.
On voit son développement
commercial prospérer, entre-le XV et le début du XVIII siècle, grâce au port
situé à une bonne encablure, à l'intérieur des terres.


Une
ville riche et prospère vers 1522 devenait la convoitise de
nombreux pirates qui écumaient jadis les mers. Les Anglais mirent la ville à sac. Pour éviter
que de pareilles mésaventures se renouvellent, on construisit, un Fortin sur le
rocher dit "le Taureau " situé à l'embouchure de l'estuaire, et l'on tendît une
chaîne pour toucher une taxe sur les navires Marchand. C'est de ce pillage par
les Anglais que serait née cette devise "s'ils te mordent,
mords-les .
J'adisse le
Pont notre
dame

L 'entrée nord de la rue du pont Notre-Dame, coté mairie, était par
le passé l'entrée principale de la ville close de Morlaix. Là les deux rivières
se rencontrent le jarlot et le Queffleuth, elles complétaient les défenses
naturelles de la Ville. Le pont-levis donnait accès au port. Les passants, les
marchands, marins, soldats, mendiants, marchandises les plus diverses s'y
croisaient, pendant les jours fastes de foire et de fêtes dans un déferlement de
bruits et d'odeurs du passé. Maintenant de nos jours, il ne reste plus que la
rue du même nom. ''Dommage!''
Photo
de la construction du viaduc : avancement des travaux en l'an 1862. Grâce à
la construction du viaduc le temps de transport c'est considérablement réduit en
effet la malle-poste mettait dans les 62 heures environ pour relier Paris à
Brest, a la fin de la construction du viaduc le train effectuait le trajet en
seize heures. Morlaix faillit manquer le train comme l'on dit quart en effet il
y avait trois itinéraires d'envisagés traversant la Bretagne par le sud ou le
centre. Mais Morlaix, Guingamp, Saint-Brieuc émirent de vives protestations.
C'est en l'an 1859 que Napoléon III décida de donner le bon droit à c'est villes
et que la ligne passerait par le nord, les Côtes de la Grande-Bretagne étant
plus proche.
Les
lances sortent de porches avancés situés sous les façades des maisons tenues par
de grands piliers de granite ou de chêne. Il est fort dommage de ne pas les
avoir conservées. Elles servaient de galerie pour les marchands les jours de
foire ou de promenade à l'abri les jours de pluie. A Plourin on retrouve ceci,
mais construites de nos jours ce qui est une bonne chose.
La place de l'Hôtel de Ville
peinture de Edmond Puyo ( collection au musée des Jacobins à Morlaix
)

La
demeure du seigneur de Goëtlosquet
Cette vielle résidence fut construite vers
1660,,
par la suite elle a appartenue au négociant hollandais Van Cruypennink et par
alliance aux Kernafflen de Kergos d'ou ont lui donna son nom et par la suite
elle appartient à la famille Tonquédec. Cette maison est construite avec des
matériaux de schiste et de granit ce qui lui confère un aspect austère. Elle a
failli connaître le même sort que les maisons des lances
ci-dessus.
Sur
cette gravure on peut apercevoir à gauche les anciennes maisons à lances, ainsi
que l'actuelle mairie pratiquement les pieds dans l'eau, il est dommage qu’elle
ne soit restée ainsi .

Morlaix à la
belle époque

un afflux de monde, les jours de marché rue
d'aiguillon

Voici deux photos avant après du centre-ville après l'inondation
du 12 février 1974
à droite Morlaix les
pieds dans l'eau, une catastrophe pour les commerçants du
centre-ville..
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